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ii) livre, Aristote décrit sous le nom de Karcinion, ou petit Crabe, le Bernard l'Ermite, qu'il regarde comme appartenant en même temps aux Crustacés et aux Testacés , à cause de la coquille dans laquelle ce singulier Crustacé établit sa résidence, mais qui ne lui appartient réellement pas.Enfin, il parle ailleurs d'une espèce de Crabe de la Phénicie, qui marche si vite qu'on l'appelle AEippae, ce qui paraît indiquer qu'il est question de l'Ocypode.Pine ne nous apprend rien de plus sur l'histoire de ces animaux, ce qu'il en dit étant copié des écrits d'Aristote.Un passage de la vaste compilation d'AEcren montre que l'espèce de Scyllare, que dans le Languedoc on nomme Cigale de mer, était connue des anciens et appelée de même qu'aujourd'hui Cicada.A] est probable que c'est aussi à certaines Scyllares que doit être appliqué ce qu'Athénée seconds des Squilles mantes, tandis que les petites Karides sont peut-être d'autres Salicoques communes dans ces mers, mais trop petites pour occuper beaucoup les anciens zoologistes.Enfin, les Carcinons sont les Crabes ou Décapodes à courte queue.Aristote observe que les espèces qui se rapportent à cette division sont trèsnombreuses, et en signale trois qu'il appele Maïa, Pagures et Héracléotiques ; mais il ne les décrit pas avec assez de détail pour qu'on puisse les reconnaître avec quelque certitude.Les Crabes Héracléotiques me paraissent être des Telpheuses , qu'on reconnaît souvent sur les médailles grecques; on s'accorde généralement à penser que les Maïa sont les Crustacés qui aujourd'hui encore portent ce nom, et les Pagures sont probablement les Tourteaux de nos côtes.( Voyez, pour plus de détails, la Dissertation critique sur les espèces d'Étcrevisses connues des anciens, el sur les noms qu ils leur ont donné, par M. G. Cuvier, publié dans son recueil de Mémoires pour servir à l'Histoire des Mollusques, et le Z'ableau de L'histoire de l'ento.mologie, placé en tête du Cours w'entomologie, par M. Latreille.) «, vii} INTRODUCTION.publié vers la même époque, par Rochefort, fit aussi connaître quelques particularités nouvelles des moeurs de ces Crustacés curieux (1).Deux ouvrages de pure compilation, dans lesquels on traite de l'histoire naturelle des Crustacés, parurent encore pendant le dix-septième siècle ; l'un est spécialement consacré à ces animaux, sous le triple rapport de la zoologie, de la physiologie et de la pharmacologie (2).L'autre (3) embrasse tout le règne animal, et a eu pour modèle les recueils de Gesner et d'Aldrovande; mais, ainsi que le premier, il n'ajoute rien aux connaissances déjà acquises à ce sujet.Les premières recherches suivies que les anatomistes modernes aient faites sur l'organisation des Crustacés, sont dues au savant et laborieux Swammerdam ; cet habile observateur disséqua avec soin le Pagure ou Bernard l'Ermite, qui vit en parasite dans les coquilles de diverses mollusques; il reconnut l'existence d'un coeur et de vaisseaux san-Pison, sous ce titre :