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Cet article s’efforce de décrire comment est structuré le champ de l’analyse du discours. Dans un premier temps il considère la signification qui est donnée au terme « analyse », en revenant sur les principaux courants de l’analyse du discours française à la fin des années 1960. Il réfléchit ensuite sur la diversité des études de discours et propose une distinction entre les « études de discours » et les « disciplines du discours », qui ont chacune un point de vue spécifique sur le discours. Il souligne ensuite la diversité des chercheurs qui pratiquent des approches discursives ; il les divise en trois groupes : ceux dont l’approche est paraphilosophique, ceux pour qui l’étude du discours est une simple « méthode qualitative » des sciences humaines et sociales et ceux qui, s’appuyant en général sur la linguistique, s’efforcent de maintenir un équilibre entre conceptualisation et travaux empiriques. Les unités sur lesquelles travaillent ces spécialistes du discours peuvent être divisées en deux grandes catégories : des « unités topiques », prédécoupées par l’activité sociale (en particulier le genre de discours), et des « unités non-topiques » ; ces dernières peuvent être « transverses » (il s’agit alors de « registres ») ou « construites » par le chercheur lui-même. Les deux dernières sections de l’article s’intéressent à la démarche de l’analyste du discours : elle peut être « herméneutique » ou non, « critique » ou non ; mais toute étude du discours possède par nature une dimension critique.