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A l’aide d’une typologie des « attitudes spatio-temporelles », les auteurs évaluent l’adéquation des divers modes de transport aux contraintes des personnes vivant avec des enfants de moins de douze ans et se déplaçant quotidiennement à Bruxelles. L’étude souligne les faiblesses du transport public, en particulier vis-à-vis de ceux pour qui la maîtrise du temps est particulièrement importante (que ce soit pour eux-mêmes ou pour le bien-être des enfants qui les accompagnent). Pour répondre aux besoins de ce public souvent stressé, pressé et inquiet, les auteurs suggèrent d’humaniser davantage le service de transport afin de faciliter la vie de l’usager, plutôt que d’attendre de celui-ci toujours plus de compétences pour maîtriser l’enchevêtrement des réseaux et s’adapter à l’offre. Améliorer le confort, l’équipement et l’accueil aux arrêts et aux pôles d’échanges modaux et intermodaux est à cet égard particulièrement important et trop rare à Bruxelles. Plus généralement, les auteurs invitent à réfléchir à l’attractivité du transport public en prenant en compte les différents stades du cycle de vie des usagers et la multiplicité des types d’organisation quotidienne. Ils insistent aussi sur la contribution que les transports peuvent apporter à une nécessaire synchronisation des temporalités urbaines.