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Adresse e-mail : L en France il y a pres de 20 ans par decret d'actes et d'exercice [1]. Si cette question a longtemps fait debat, la necessite de realiser un diagnostic (et donc de le rediger) pour chaque patient, longtemps presumee eu egard a l'obligation de moyens incombant a tout masseur-kinesitherapeute, et confortee par convergence des recommandations, nomenclature d'actes et preconisations professionnelles [2–5], correspond maintenant a une obligation legale precisee par l'article R. 4321-81 du Code de la Sante Publique « Le masseur-kinesitherapeute elabore toujours son diagnostic avec le plus grand soin, en s'aidant dans toute la mesure du possible desmethodesscientifiques lesmieuxadaptees et, s'il y a lieu, de concours appropries. » [6]. Cependant, force est de constater que plusieurs annees apres sa creation legale le diagnostic kinesitherapique reste peu pratique ; cela peut-etre par position de principe (et surannee) recusant tout ecrit, par manque d'interet ou de temps, mais surtout de formation, aussi bien chez les liberaux que les salaries [7–15]. Des 2001, Fournier deduisait de son enquete le besoin d'une aide a la redaction [9]. Peut-etre aussi parce que le diagnostic kinesitherapique considere le projet du patient (en tenant compte des « caracteristiques psychologiques, sociales, economiques et culturelles de la personnalite de chaque patient, a tous les âges de la vie », article R. 4321-2 du Code de la Sante Publique), alors que les kinesitherapeutes ont peu approfondi, decrit et normalise cette dimension qu'ils investissent pourtant au quotidien [2,16–18] ? Quoi qu'il en soit, beaucoup d'explications et de conceptualisations ont deja ete fournies, mais peu de textes ont propose une approche reellement tangible et pragmatique [19–24]. L'objectif de cette serie de cas est d'offrir a la fois une visibilite pratique et un guidage sur les processus decisionnels en kinesitherapie a partir de cas cliniques concrets.