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Après avoir rappelé l'existence et la théorie du traînage de fluctuations (ou traînage irréversible), l'auteur développe une théorie du traînage magnétique de diffusion (ou traînage réversible) selon laquelle les atomes étrangers interstitiels, qui sont à l'origine du phénomène, agiraient par couplage magnétocristallin entre leur position et la direction de l'aimantation spontanée. Il montre que tout se passe comme s'il fallait ajouter aux termes ordinaires d'anisotropie magnétique une énergie, dite de stabilisation, susceptible d'atteindre des valeurs de l'ordre de 100 ergs/cm 3. Il en déduit l'expression générale de la pression subie, à un instant donné, par une paroi à 90° ou à 180°, du fait des phénomènes de diffusion des atomes étrangers, connaissant les positions antérieures de la paroi. Il donne une méthode approchée de calcul des effets de la diffusion, lorsque ceux-ci peuvent être assimilés à une petite perturbation du processus ordinaire d'aimantation. Quelques exemples simples d'application de la théorie sont alors donnés et permettent d'interpréter les expériences les plus classiques de désaccommodation ou de traînage, dans le cas de variations discontinues du champ appliqué ou dans le cas de champs alternatifs sinusoïdaux. L'auteur étudie ensuite des exemples plus compliqués et explique notamment le traînage anomal de Mitkewitch ainsi que les expériences de Webb et Ford relatives à la perméabilité en courant alternatif des tôles au silicium. Il montre comment on peut rendre compte des variations de cette perméabilité en fonction des temps écoulés depuis la désaimantation et depuis l'application du champ de mesure, ainsi que les variations de cette perméabilité en fonction du champ magnétique. La théorie paraît donner une interprétation qualitative satisfaisante des propriétés actuellement connues caractérisant le traînage de diffusion.
Published in: Journal de Physique
Volume 13, Issue 5, pp. 249-264