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Résumé Le principe d’égalité de traitement et de non-discrimination s’est construit, en droit communautaire, tant par la voie de directives que par la jurisprudence de la Cour de Justice des Communautés européennes. Cette question a pris une nouvelle dimension depuis le traité d’Amsterdam de 1997. L’accent est mis désormais sur la lutte contre les discriminations et sur la nécessité de diversifier les acteurs. Cette mobilisation des acteurs se traduit aussi par l émergence du thème de la « diversité », thème qui s’articule avec les règles juridiques anti-discriminatoires mais qui s’affirme comme le thème dominant du débat public. Il a fait l’objet d’une Charte, d’un label, d’un accord national interprofessionnel, lesquels sont plus centrés sur la discrimination « raciale » que sur l’égalité entre hommes et femmes. Ce thème de la « diversité » ne risque t-il pas de reléguer le thème de l’égalité au second plan ? Au-delà de cette évolution, la réflexion s’oriente aujourd’hui, au niveau communautaire sur la notion de discrimination multiple qui concernerait le plus souvent les femmes et qui n’a pas fait l’objet d’études approfondies en France. Ce thème tente d’appréhender les phénomènes discriminatoires non plus sur le fondement d’un seul motif mais, d’une manière plus approfondie, sur « l’intersectionnalité » des motifs.