Search for a command to run...
A central problem in ecology is to understand spatial–temporal variation in abundance–occupancy relationship (AOR) and to identify the biological and anthropogenic drivers behind this variation. How AOR is influenced by ecological traits and anthropogenic disturbances is poorly understood. A data set of woody plants from eleven forest fragments around Kampala area, Uganda, recorded in 1990 and resampled in 2010 was used to analyse spatial variation in AORs at regional scales, variation between tree size classes and temporal change in these patterns. Slopes of the AORs for each forest were related to data on forest disturbances and effects of species traits on AOR at regional scales assessed. There were statistically significant positive interspecific AORs at regional scales. Over two decades, the strength of AOR and slopes increased at the regional scale. At local scale, slopes decreased, in correspondence with increasing disturbance. Species traits interacted with abundance to explain statistically significant variation in occupancy. Species successional status best explained occupancy variability. Incorporating species' traits and anthropogenic disturbance over time may lead to better understanding of the variation in interspecific AOR, and these results suggest that anthropogenic exploitation could be responsible for the changes in slope over time. Un problème vital en écologie consiste à bien comprendre la variation spatio-temporelle de la relation entre l'abondance et l'occupation (AOR) et à identifier les facteurs biologiques et anthropiques derrière cette variation. On ne comprend pas bien comment l'AOR est influencée par des caractéristiques écologiques et par des perturbations d'origine humaine. Nous avons utilisé un ensemble de données concernant des plantes ligneuses de 11 fragments forestiers de la région de Kampala, en Ouganda, enregistrées en 1990 et répétées en 2010, pour analyser la variation spatiale de l'AOR à l'échelle régionale, la variation entre classes d'âge d'arbres et le changement de ces schémas avec le temps. Pour chaque forêt, les courbes des AOR étaient liées aux données sur les perturbations de la forêt, et les effets des caractéristiques des espèces sur l'AOR étaient évalués au niveau régional. Il y avait des AOR interspécifiques positifs statistiquement significatifs à l'échelle régionale. Sur deux décennies, la force de l'AOR et les courbes ont augmenté au niveau régional. À l'échelle locale, les courbes ont diminué, en lien avec des perturbations en augmentation. Des caractéristiques des espèces interagissaient avec leur abondance pour expliquer une variation de l'occupation statistiquement significative. C'était l'ordre de succession des espèces qui expliquait le mieux la variabilité de l'occupation. Le fait d'intégrer les caractéristiques des espèces et les perturbations d'origine anthropique dans le temps peut permettre de mieux comprendre la variation d'AOR interspécifiques, et ces résultats suggèrent que l'exploitation humaine pourrait être responsable des changements des courbes avec le temps.