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Cette étude intègre les impacts des houles d’exceptionnelles dans l’appréciation de la mobilité du budget sédimentaire et du trait de côte du cordon littoral ivoirien à l’est d’Abidjan. Les évènements n’ont pas été souvent pris en compte dans l’évaluation de la mobilité du trait de côte du littoral ivoirien, quand on sait qu’une vitesse moyenne de l’évolution d’une côte est le bilan des mouvements (érosion/engraissement) sur celle-ci. La méthode d’appréciation est basée sur une analyse diachronique de photographies aériennes (1979-1989) et sur un important travail de terrain s’appuyant sur la réalisation d’une série de profils topographiques (2007-2009). Le traitement des données montre que la vitesse d’érosion de la baie de Port-Bouet et des plages d’Assinie, qui n’excède généralement pas 1,5 m/an, est exacerbée sur de courtes durées par des houles violentes qui naissent dans l’Océan Atlantique sud. Certaines seraient d’origine sismique comme celles qui ont submergé puis érodé une partie de la côte ivoirienne dans la nuit du 13 au 14 août 2007. La côte a reculé de 2,3 à 18 m en un cycle de marée, causant d’importants dégâts matériels dans la baie d’Abidjan (Port-Bouet) qui a une population dense et des activités économiques intenses. Replacée dans l’évolution pluriannuelle de ces 2 segments de côtes, cette houle qui a considérablement érodé les plages du littoral apparaît comme un évènement exceptionnel tant les volumes érodés au niveau de tous les profils ont été importants. Cette étude met en exergue que le cordon littoral, qui subit de façon généralisée une érosion, présente une sensibilité élevée aux vagues exceptionnelles.
Published in: Géomorphologie relief processus environnement
Volume 22, Issue 1, pp. 105-120