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AbstractChanges in habitat and reduction in predation and hunting pressure are two primary causes of high-density populations of white-tailed deer (Odocoileus virginianus) in many areas of eastern North America. Despite increasing recognition of the major effects deer exert on forest communities, deciding when deer are overabundant remains a major challenge to managers charged with conserving native plant communities. In this context, we define overabundance as a condition where deer are causing the local extinction of a native plant species. Because this definition is difficult to apply from a management perspective, we outline an approach using native understory forbs. Indicator species are selected based on combined criteria of palatability to deer, leaf and flower morphology, and demographic characteristics. Four indices related to plant population viability are derived from understory survey data: flowering rate, mean stem height, stage-class distribution, and deer browsing pressure. We apply this analysis to Trillium populations from forests in Minnesota (highly fragmented agricultural landscape with varying deer densities), Pennsylvania (forested and fragmented landscape with long-term high deer densities), and New York (forested and fragmented landscape with long-term low deer densities). We observed two distinct types of deer-affected plant populations. In sites with moderate or recent increases in deer density, Trillium populations were characterized by low mean plant size, high browsing rates, intermediate flowering rates, and a size class distribution lacking large, reproductive plants. Sites affected by long-term high deer densities exhibited low browsing rates on Trillium, low Trillium flowering rates, a population structure lacking both large and small plants, and high summer browsing pressure on woody saplings. We suggest these combined indices be used to assess deer browsing impact, and we discuss the role of landscape structure and deer density in defining deer overabundance.RésuméLes modifications des habitats ainsi que la diminution de la prédation et de la chasse sont les deux principales causes des fortes densités de population de cerf de Virginie (Odocoileus virginianus) dans plusieurs régions de l'est de l'Amérique du Nord. Bien que l'impact du cerf sur les communautés forestières soit de plus en plus connu, il est toujours difficile pour les gestionnaires chargés de conserver les communautés de plantes indigènes de statuer à quel moment il y a surabondance de cerfs. Dans ce contexte, nous estimons qu'il y a surabondance de cerfs lorsque ces derniers causent l'extinction locale d'espèces végétales indigènes. À cet égard, nous proposons une approche qui utilise les plantes indigènes du sous-bois comme indicateurs. Les espèces choisies ont été retenues en fonction d'une combinaison de critères tenant compte des préférences des cerfs, de la morphologie des feuilles et des fleurs et des caractéristiques démographiques. Quatre indices associés à la viabilité des populations de plantes sont issus des inventaires réalisés dans les sous-bois : le taux de floraison, la hauteur moyenne de la tige, la répartition des individus au sein des classes de vie et la pression de broutement des cerfs. Nous avons testé notre méthode avec les populations de trilles (Trillium spp.) des forêts du Minnesota (où les paysages sont agricoles et fortement fragmentés et où les densités de cerfs sont variables), de la Pennsylvanie (où les paysages sont forestiers ou fragmentés et où les densités de cerfs sont élevées depuis longtemps) et de l'état de New York (où les paysages sont également forestiers ou fragmentés mais où les densités de cerfs sont faibles depuis longtemps). Nous avons observé deux types distincts de populations de plantes affectées par les cerfs. Dans les sites où les densités de cerfs sont modérées ou en croissance récente, les populations de trilles se caractérisent par une taille moyenne faible, des taux de broutement élevés, des taux de floraison intermédiaires et par l'absence d'individu reproducteur. Dans les sites affectés depuis longtemps par des densités élevées de cerfs, on observe chez les trilles des taux de broutement faibles, des taux de floraison peu élevés, l'absence d'individus de petites et de grandes dimensions ainsi qu'une pression de broutement élevée sur les arbres à l'état de gaules au cours de l'été. Nous suggérons que cette combinaison d'indices soit utilisée pour évaluer l'envergure des impacts du broutement par les cerfs. Ils pourraient également servir dans toute discussion portant sur les rôles de la structure du paysage et de la densité des cerfs lorsque vient le moment de décider s'il y a surabondance de cerfs.Key Words: forest fragmentationOdocoileusold-growth forestplant community conservationTrilliumunderstory indicatorsMots-clés: conservation des communautés végétalesforêt anciennefragmentation de la forêtindicateurs de sous-boisOdocoileusOdocoileum