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L’émergence de nouveaux acteurs, la multiplication des nouveaux supports et services de communication numériques, le changement du comportement des consommateurs amènent à repenser une régulation de l’audiovisuel qui trouve ses fondements dans la genèse de la radio au début du XXe siècle.Depuis, sa légitimation repose sur l’idée d’un consommateur passif, exposé d’une manière quasi captive à une offre point à multipoint (broadcasting) réduite du fait de la rareté des infrastructures (fréquences). Or à l’ère du numérique, le consommateur et citoyen tend à développer une demande différenciée et, surtout, active.Cette évolution plaide pour un changement de paradigme dans la régulation. Ne conviendrait-il pas de la réorienter vers les aspects de demande et d’y intégrer l’ensemble du champ des médias ? La multiplication de l’offre point à point rend de plus en plus délicate la délimitation du périmètre de l’audiovisuel, soulevant la question de la justification de son statut spécifique. Comment garantir dorénavant le pluralisme d’une offre médiatique certes augmentée, mais avant tout en pleine fragmentation ? Comment justifier un service public de l’audiovisuel dans un marché caractérisé par une abondance de l’offre, le plus souvent payante ?La régulation ne devrait-elle pas dès lors se concentrer sur les nouveaux gate keepers que sont les offreurs de plateformes ou de moteurs de recherche ? Comment, dans ce contexte, garantir une sorte de « service universel » pour réduire les risques d’exclusion et préserver le lien social ?