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Le présent texte est issu d’une collaboration entre les Hodinöhsö:ni’ (ou Haudenosaunee), longtemps appelés Iroquois, et le musée du quai Branly–Jacques Chirac. L’histoire des relations entre les musées et les peuples autochtones est jalonnée d’erreurs d’interprétation et d’idées fausses. Connaître le savoir traditionnel des peuples autochtones est crucial pour comprendre la manière dont ils sont susceptibles d’appréhender une exposition ou un objet matériel. Dans certaines nations, par exemple celle des Hodinöhsö:ni’, les porteurs culturels peuvent compter sur une tradition forte, codifiée et inscrite dans la continuité, fixant la manière d’en transmettre le contenu à la génération suivante. Grâce à cela, le cœur de la culture des Hodinöhsö:ni’ est resté intact pendant plusieurs siècles. Chez les Hodinöhsö:ni’, certains individus ont réussi à développer, grâce aux rôles qu’ils ont joués au sein de la communauté et à leur détermination personnelle, une compréhension approfondie de la vision du monde, de la culture et de l’histoire de leur peuple. La réalisation de travaux historiques et l’émergence d’une communauté de chercheurs ont en outre permis d’alimenter l’histoire orale de ces traditions. C’est à partir du moment où la recherche académique et les voix traditionnelles se mêlent qu’on peut commencer à entrevoir un avenir où toutes ces connaissances accumulées profitent à tous.