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Les syndromes paranéoplasiques endocriniens regroupent l’ensemble des anomalies cliniques et biologiques résultant d’une sécrétion hormonale inappropriée par une tumeur. Chez le chien et le chat, les formes principales incluent l’hypercalcémie et l’hypoglycémie paranéoplasiques, l’hyperoestrogénisme, et plus rarement les sécrétions ectopiques de GH, d’ACTH ou d’ADH. L’hypoglycémie paranéoplasique secondaire à des tumeurs non insulaires résulte le plus souvent d’une sécrétion d’IGF2 mimant les effets de l’insuline, observée notamment lors de léiomyomes et léiomyosarcomes digestifs, provoquant des signes neurologiques, neuromusculaires, digestifs, un amaigrissement et une polyuro-polydipsie. En cas d’hypoglycémie suspectée d’origine tumorale, il est essentiel d’exclure un insulinome par le dosage de l’insulinémie lors d’hypoglycémie, les tumeurs insulaires étant plus fréquentes que les tumeurs non insulaires. L’hyperoestrogénisme, spécifique du chien mâle entier, est principalement lié à des sertolinomes, responsables d’un syndrome de féminisation et parfois de myélotoxicité grave. La castration en constitue le traitement de choix, souvent curatif. Les sécrétions ectopiques de GH, d’ACTH et d’ADH restent exceptionnelles et leurs manifestations, semblables à celles des sécrétions orthotopiques excessives, ainsi que la difficulté de leur localisation contribuent possiblement à la sous-estimation de ces syndromes paranéoplasiques endocriniens.
Published in: Le Nouveau Praticien Vétérinaire canine & féline
Volume 22, Issue 92-93, pp. 42-52