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Au Maroc, et dans certains pays émergents, les jeunes étudiants développent un rapport particulier aux technologies et aux différentes fonctionnalités qui en sont issues. Ainsi, selon l’Agence Nationale de la Réglementation des Télécommunications (ANRT) 98%[1] des internautes marocains sont âgés de 15 à 18 ans. L’objectif général de cet article est de contribuer à une meilleure compréhension des usages des technologies web en lien avec des apprentissages spécifiques chez les étudiants de disciplines techniques. Dans cette dimension d’appréhension des Tic, nous nous intéresserons également à la typologie des usages des outils numériques, leur impact sur les apprentissages et l’examen des modalités de la mise en place d’une autoformation médiatisée. En effet, dans la formation en présentiel, les différentes postures pédagogiques de l’enseignant permettent de stimuler et développer l’interaction de l’apprenant de façon à susciter la dynamique de la classe. Mais en formation à distance, les modalités d’enseignement/apprentissage ne sont pas les mêmes. L’apprenant est mis dans un contexte où il semble moins contraint avec des probabilités étendues de progression, de déperdition ou même de régression. Ceci requiert une réflexion plus poussée afin d’individualiser le dispositif de formation en adéquation avec les qualités autonomes de chaque apprenant, et ce dans une perspective de réussite. C’est ainsi que nous nous posons la question de savoir comment nous pourrions favoriser l’autonomie dans une formation à distance. Pour répondre à cette question, notre travail nous permettra d’analyser les typologies de comportements à distance repérés. En effet, l’analyse des échanges permettra de définir la dimension temporelle du processus d’intégration relaté par les différentes postures aux différents moments de l’expérimentation. Ladite analyse se fera au moyen d’une grille d’observation déclinée à partir d’un entretien semi-directif. Ainsi, nous parviendrons à mener l’observation qui confirmerait que l’implication des apprenants est tributaire de la compétence techno-pédagogique de l’enseignant lui-même. Toutefois, la dimension identitaire de l’enseignant et son rapport avec les étudiants permettent l’exploitation optimale des outils. Ainsi, l’enseignant, s’efface petit à petit en endossant un rôle plus périphérique, ou plutôt un rôle de tuteur. Par ailleurs, lors de l’expérimentation, il faudrait envisager des retours réflexifs soignés, et ce pour préserver les limites de la zone potentielles de développement en adéquation avec ce qui est à apprendre et à gérer, et ce en transformant les moments de blocage en situation de créativité, soit par l’émotion, soit par le langage. Les résultats d’analyse permettront de mettre en évidence les principaux atouts des technologies web comme la polyvalence, l’ouverture et l’interconnexion. La mise en relief de ces aspects, en adéquation avec des fins pédagogiques et didactiques, permettent de mieux considérer la construction voire le pilotage d’un cours à l’ère des Grands Modèles de Langage (LLM), de comprendre les contraintes liées aux pratiques pédagogiques et le changement induit par ces usages.