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Aujourd’hui, le Zonage pluvial est considéré en France comme le meilleur outil local pour gérer les eaux pluviales. Depuis sa mise en code suite à la loi sur l’eau de 1992, son utilisation a beaucoup évolué. Au départ considéré comme un texte municipal de prévention des inondations urbaines par temps humide, son application se faisait par des ouvrages de stockage en béton enterrés pour réguler le débit de fuite. Suite aux dysfonctionnements constatés de ces ouvrages, un lien entre la gestion du pluvial et l’urbanisme est initié par des stockages à ciel ouvert, dont la fonction première n’est pas hydraulique. À partir de 2013, l’État considère que le Zonage pluvial est devenu un outil visant à limiter ou supprimer les pollutions du milieu naturel aquatique, par l’abattement volumique des premiers millimètres de pluie. L’utilisation de solutions fondées sur la nature comme les jardins de pluie et les toitures végétalisées ayant des performances supérieures aux techniques grises, conduit à faire du Zonage pluvial un outil d’adaptation au réchauffement climatique. Par la suite, en plus des objectifs hydrauliques initiaux, d’autres objectifs environnementaux et sanitaires ont été ajoutés comme la biodiversité, les aménités paysagères, l’amélioration du bilan carbone, la santé collective, la réduction de l’artificialisation des sols, la prévention des mouvements de terrain et la lutte contre les moustiques tigres. En parallèle à ces progrès sur les objectifs, la déconnexion, ayant des bases juridiques très fortes, a été progressivement ajoutée comme un moyen à privilégier pour remplacer la régulation du débit de fuite et l’abattement volumique des premiers millimètres. Ainsi, les collectivités ayant la compétence pluviale pourront, à faible coût, rendre leur territoire résilient, écologique et très vivable.