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Cet article explore les conditions de langage d’une approche paysagère des relations entre les humains et les animaux par le milieu, au sens mésologique du terme. Celle-ci serait un moyen d’aborder l’action paysagère à partir de modalités de description des réalités vécues entre animaux et humains. Elle impliquerait une orientation de l’attention vers une connaissance de la rencontre entre les êtres plutôt qu’une connaissance des êtres eux-mêmes. Il s’agirait de saisir les manières dont les êtres se conjuguent quelque part pour constituer un lieu. Autrement dit, un entrelien singulier. Une technique pour rendre compte de ces lieux a été explorée sous la forme de « brèves paysagères ». Elles préfigurent une langue pratique pour les paysagistes qui voudraient s’engager dans cette voie. Trois exemples de rencontre entre animaux et humains servent de support pour délimiter ses contours et ce qu’elle implique, quant à la forme de l’attention à porter aux réalités des entreliens et quant au sens même d’utilisation de la notion de paysage, à partir d’une écriture de fragments paysagers nommés paysagèmes, plus petites unités de lieu mises en langage. L’énonciation de tels paysagèmes serait un premier pas nécessaire vers une modalité d’action paysagère, qui reposerait sur les manières dont les vivants se conjuguent.