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Pour répondre aux objectifs de création de parcours sans rupture, individualisés et modularisés fixés par le Plan d’investissement dans les compétences (PIC), les conseils régionaux ont lancé plusieurs expérimentations. Ces dispositifs expérimentaux ont ainsi permis aux Régions de viser une réponse aux besoins de publics diversifiés, au travers d’actions nouvelles et dites innovantes. Mais quelle forme prend cette innovation ? Qu’a-t-elle apporté en termes de réponses aux besoins des publics, des territoires et des entreprises ? Suffit-il d’innover pour transformer les pratiques et améliorer la construction de parcours individualisés ? Pour répondre à cette question, nous utiliserons des illustrations issues de différentes évaluations réalisées par le cabinet Itinère Conseil pendant la durée du PIC et des Pactes régionaux d’investissement dans les compétences (PRIC) pour confronter le mythe et la réalité. D’une part, nous verrons quelle forme a pris l’innovation proposée par les conseils régionaux et en quoi elle a permis de renouveler les approches. Nous nous appuierons ainsi sur les travaux d’évaluation du PRIC en Bourgogne-Franche-Comté et notamment les blocs de compétences dans le BTP, l’évaluation Prépa Projet Bretagne (volet qualitatif), l’évaluation du PRIC Hauts-de-France et en particulier l’étude de cas portant sur l’expérimentation Parcours Intégrés, l’évaluation de la politique régionale de formation en Nouvelle-Aquitaine, avec un focus sur l’appel à projets « AFEST ». Pour chacune de ces expérimentations, nous regarderons ce que ces formats ont pu apporter de nouveau à l’accompagnement des publics. Nous verrons ensuite que malgré les volontés de transformation, l’innovation « technique » ne garantit pas, seule, l’évolution des pratiques de l’ensemble de l’écosystème (prescripteurs, organismes de formation et entreprises).
DOI: 10.4000/15ty0