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<sec> <title>Introduction</title> L’environnement bâti favorise l’activité physique en offrant des possibilités d’être actif dans sa vie quotidienne. Les expériences naturelles sont précieuses pour évaluer la manière dont les modifications à l’environnement bâti dans le monde réel affectent l’activité physique et sont essentielles pour guider les politiques visant à améliorer l’activité physique à l’échelle de la population. Cette étude visait à synthétiser les données probantes issues d’expériences naturelles ayant porté sur les répercussions des modifications à l’environnement bâti sur l’activité physique au Canada. </sec> <sec> <title>Méthodologie</title> Des recherches ont été effectuées dans MEDLINE, Embase, PsycINFO, ProQuest Public Health et SportDISCUS, de la création au 27 novembre 2024. Toutes les évaluations d’expériences naturelles incluant un groupe de comparaison ou un point de référence dans le passé et évaluant les changements dans l’activité physique associés à des modifications à l’environnement bâti étaient admissibles. Une synthèse narrative résume les données probantes, en présentant leur degré de certitude. </sec> <sec> <title>Résultats</title> Les résultats des 25 expériences naturelles sélectionnées révèlent des effets positifs, avec un degré de certitude faible à modéré, de l’augmentation du potentiel piétonnier, des nouvelles infrastructures cyclables et piétonnes, des programmes de vélos en libre-service (location de vélos) et des nouveaux sentiers. On observe en revanche avec un degré de certitude de très faible à faible une absence d’effets notables pour le service rapide par bus, l’amélioration des bâtiments scolaires et des cours de récréation et l’aménagement des zones scolaires. Certaines données probantes suggèrent que les parcs canins où les chiens peuvent circuler sans laisse ont des effets négatifs sur l’activité physique des enfants dans les parcs, et que les améliorations apportées aux cours de garderies ont des effets sur l’activité physique d’intensité modérée à vigoureuse. </sec> <sec> <title>Conclusion</title> Peu d’études canadiennes ont évalué les répercussions des modifications à l’environnement bâti sur l’activité physique, la plupart d’entre elles ayant été publiées dans la dernière décennie. Les études futures devraient inclure des échantillons plus importants et plus diversifiés ainsi que toutes les régions, contrôler pour les facteurs de confusion, notamment les variations saisonnières de l’activité physique en plein air, utiliser des groupes témoins bien appariés et intégrer des mesures objectives de l’activité physique. </sec>
Published in: Promotion de la santé et prévention des maladies chroniques au Canada
Volume 46, Issue 3, pp. 116-141