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Les troubles du sommeil constituent un enjeu majeur de santé publique et sont fréquemment associés aux troubles anxieux et dépressifs. Les hypnotiques, appartenant à la classe des médicaments psychotropes, sont largement prescrits pour traiter l’insomnie et améliorer l’endormissement. Toutefois, plusieurs données suggèrent que ces traitements, s’ils facilitent l’endormissement et augmentent la durée totale de sommeil, peuvent également modifier l’architecture physiologique du sommeil, notamment en réduisant le sommeil lent profond et en modifiant le sommeil paradoxal, tout en exposant à des phénomènes de tolérance, de dépendance et de rebond d’insomnie.L’objectif de ce travail est d’analyser l’impact des hypnotiques sur la qualité et l’architecture du sommeil, en évaluant l’évolution des paramètres cliniques, psychométriques et polysomnographiques lors d’une réduction progressive encadrée de ces traitements, associée à une prise en charge non pharmacologique des troubles du sommeil.Il s’agit d’une étude observationnelle prospective menée entre janvier 2026 et janvier 2027 auprès de patients suivis pour troubles du sommeil et traités par hypnotiques. Les participants bénéficieront d’une réduction progressive individualisée de leur traitement hypnotique, associée à des interventions non médicamenteuses. L’évaluation reposera sur l’utilisation d’échelles validées (ISI, PSQI, Epworth, HADS), sur des enregistrements polysomnographiques permettant d’analyser l’architecture du sommeil (répartition des stades N1, N2, N3 et sommeil paradoxal, index de micro-éveils, continuité du sommeil), ainsi que sur un suivi clinique longitudinal.L’hypothèse de travail est que la réduction progressive des hypnotiques, associée à des stratégies non médicamenteuses, pourrait permettre, chez certains patients, une amélioration de la continuité du sommeil et de son architecture, avec une meilleure répartition des stades de sommeil et une diminution de la fragmentation nocturne, malgré la possibilité d’un rebond initial d’insomnie.Cette étude vise à mieux comprendre l’impact réel des hypnotiques sur le sommeil, notamment la différence entre sommeil pharmacologiquement induit et sommeil physiologique, et à contribuer au développement de stratégies rationnelles de déprescription et de prise en charge globale de l’insomnie.